DU COTE DE LA FORGE DE LAGUIOLE
CHANGEMENT DE CAPITAINE
Mais la belle aventure continue : Acte II (1/2)

Pour ceux, ô combien nombreux, qui avant 1987, se désespéraient de voir le «Laguiole» ne plus tenir son rang de naguère, et ce malgré les sympathiques efforts de quelques-uns, et notamment de Monsieur CROMIERES, ancien Maire de la Cité et de ses amis (on leur doit la Création de l’Association «Le couteau de Laguiole» destinée à relancer la production locale), l’installation de «La Forge» cette année-là, représentait bien plus qu’une bouffée d’air, garantie Aubrac !

L’espoir renaissait qui ne pouvait, d’année en année, qu’être conforté tant l’Entreprise initiée par Gérard BOISSINS et ses amis aveyronnais, croissait et embellissait. En témoignait symboliquement cette lame... de ciment se dressant, géante, devant l’entrée des bâtiments, l’une et les autres ayant été «pensés» par Philippe STARCK, l’un des grands designers de notre temps.

Et puis l’espoir allait très vite se muer en certitude: cette «Forge», c’était du solide, et pour longtemps ! Avec plus de 100 personnes travaillant sur le site à l’orée du nouveau siècle. Avec à leur tête ce Gérard BOISSINS et son tempérament de champion, toujours tout plein d’idées et de cette volonté d’aller de l’avant.

Décembre 2003, c’est la bombe: Gérard BOISSINS s’en va ! Sans chercher à comprendre, certains repartent aussitôt en sens inverse: Sans lui, la «Forge» c’est fichu, c’est fini... Et puis, et puis... Le désespoir naissant se doit d’être stoppé. Ne convient-il pas tout de même de réfléchir ? Aucun signe de ralentissement de l’Entreprise, aucun écho défavorable quant au moral du moment du grand leader...

Et SA Forge, «SON enfant», pouvait-il soudainement ne plus l’aimer ? Et surtout la laisser en n’importe quelles mains ? Évidement non! Mais alors ce repreneur, d’où sortait-il ? À quelle sorte d’homme allait-on avoir à faire ? Mais on ne se rassure pas aussi facilement... D’autant qu’il commençait à s’en dire des choses...

Gérard BOISSINS: «Vous nous le promettez, çà n’est qu’un au revoir ? »
Bonne chance, cher Gérard Boissins, sur ce nouvel axe de votre vie professionnelle que vous avez choisi, bien sûr, en toute connaissance de cause avec, nous en sommes sûrs, encore une fois, du challenge dans l’air! Si avec votre ami Bernard Divisia, lui aussi roi des challenges, la Forge continue, en regardant toujours vers le haut, gageons que du côté de votre nouvelle entreprise, on ne peut que se réjouir d’avoir «hérité» d’un pareil leader !

BERNARD DIVISIA SUCCEDE À GÉRARD BOISSINS

Et d’abord par ceux voulant jouer les mieux informés ! «Il paraît que le nouveau venu, un certain DIVISIA est un mondain» «Comment pourra-t-il s’adapter à cette cité si profondément aveyronnaise ? Et le Parisien qu’il est à cette terre d’Aubrac si particulière ?

Après tout, peut-être ne fera-t-il que passer, et alors la Forge...» Les réponses à ces questions plutôt «tordues» n’allaient pas tarder, heureusement, à se faufiler dans les esprits. Avec en guise de préliminaire, cette conviction affichée par Gérard BOISSINS : La Forge tournait rondement certes, mais n’avait-elle pas atteint un palier ?

Un super-résultat à l’évidence quand on est parti à 3 ou 4 et que l’on se retrouve à 130, de surcroît dans une région où l’emploi est, le moins qu’on puisse dire, plutôt bas niveau! Mais à partir de ce palier, lui BOISSINS, malgré tout son savoir-faire, ne risquait-il pas de tout simplement l’y maintenir ?

Et pourtant, il en était sûr, la Forge devait continuer à suivre sa courbe ascendante et elle possédait désormais tous les atouts pour cela, ceux qu’il lui avait... forgés. Venaient alors les réponses quant au repreneur, ce Bernard DIVISIA encore si mystérieux qui s’avérera très vite ne pas être un instant celui des rumeurs, pour ne pas dire... des ragots !

Superbe d’apparence, sans «apprêts», et n’ayant rien du mondain ou du Parisien-je-sais tout, mais attention, avec, du haut de ses 60 ans, une formidable expérience, un «CV d’enfer» Avec passage par des «Noms» aussi prestigieux que L.V.M.H. – tous les jours la Bourse évoque ces 4 lettres prestigieuses – LOEWE, le «Hermès» espagnol, et encore CLERGERIE, le cuir, du côté Romans. En un mot, le Luxe sur toute la ligne !
Alors une question, valable celle-là: le luxe peut-il se marier avec notre couteau de Laguiole ?

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